Le 9 avril, le COM Toulon contacte l’astreinte CEPPOL à la suite d’un vol de surveillance maritime, une nappe suspecte ayant été détectée à la dérive aux abords de Nice. Les éléments visuels rapportés par téléphone pourraient laisser penser, selon le CROSS, à une pollution à la paraffine. Le préfet maritime décide alors rapidement d’engager un BSAD et une équipe antipollution afin d’intervenir au plus vite car les simulations de dérive pointent une arrivée de produit sur les plages de la région de Saint-Tropez à très brève échéance. Dans l’attente d’éléments photographiques, l’équipe du CEPPOL se mobilise afin de déterminer les modes d’actions appropriés.

Cependant, une fois les clichés reçus, l’analyse du CEPPOL tend alors à écarter la paraffine pour un phénomène organique. Lorsque le BSAD arrive sur zone, le constat est le suivant : la nappe initiale (qui s’est fractionnée) est en fait constituée de gastéropodes et de mousse.

Après analyse croisée avec l’IFREMER, il s’agit en fait de janthines, des « tueurs de méduses ». Lors de la reproduction, ils s’agglutinent à la surface de l’eau et produisent du mucus en quantité, créant ainsi une simili nappe. Vérification faite, le BSAD rentre à Toulon à l’issue de cet « entraînement célérité » réussi. Ceci permet surtout de rappeler l’importance pour les CROSS et les COM de faire prendre systématiquement des photos des phénomènes observés et de les envoyer au CEPPOL le plus tôt possible.